vendredi 30 janvier 2026

Assemblée Générale mercredi 14 janvier 2026

Ce 14 janvier, 41 adhérents, accompagnés de 8 "aficionados", étaient présents à la CCI de Lyon Métropole pour assister à l'Assemblée Générale de notre Association.

Accueillis par les 5 membres du Bureau, ils ont revécu en quelques chiffres et images les différentes sorties proposées en 2025.




Bilans moral et financier approuvés, les membres du Bureau ont ensuite présenté, chacune à leur tour, le programme 2026 sous l'œil attentif des participants. 


Au cours de l'Assemblée Générale, la Présidente rappelle qu'elles sont toutes arrivées au terme de leurs différents mandats et qu'une relève serait bienvenue ! Une bouteille à la mer est lancée pour cette année 2026.

L'ordre du jour étant épuisé et toutes les réponses données aux différentes questions, la séance est levée 


et rendez-vous est donné au restaurant Bouillon Baratte.






Merci aux photographes Maryse et Philippe.

mardi 27 janvier 2026

Déjeuner gourmand chez "Georges BLANC"

Jeudi 4 décembre, sous les premiers frimas, 30 "Aarcciliens" prennent la route en direction de Châtillon-sur-Chalaronne pour une découverte libre de cette cité médiévale de caractère. Classée "Plus beaux détours de France", elle se distingue par son patrimoine médiéval préservé et son architecture unique.

En empruntant une première ruelle, nous nous retrouvons devant l'église Saint-André, construite à partir de 1272, de style gothique flamboyant, mais assez sobre.



A proximité, des maisons à encorbellement, exemple typique des maisons médiévales composées d'étages dites "en encorbellement" et de murs à pans de bois. L'échoppe était installée au rez-de-chaussée, le premier étage offrait un espace d'habitation confortable, tandis que le dernier étage était réservé au grenier.


Nous continuons vers les fameuses Halles du 15ème siècle aux gigantesques dimensions qui s'expliquent par l'importance des foires et des marchés en cette fin de Moyen-Age. En partie détruites par le feu en 1670, elles furent reconstruites à l'identique grâce à la générosité, entre autres, de la duchesse de Montpensier qui autorisa les habitants à prendre le bois nécessaire (64 chênes !) dans sa forêt.


A la sortie des Halles, la rue Victor Hugo nous conduit  à la Porte de Villars, seul vestige des remparts ceinturant au 13ème siècle la ville, alors place forte avancée de la Savoie. 

 
Notre déambulation nous mène au Pont de la Piétanée qui traverse la Chalaronne et conduit au vieux quartier pittoresque de la Piétanée qui vaut à Châtillon le surnom de "Petite Venise de la Dombes".













      







Ce grenier à sel, dont certaines poutres sont datées de 1386, est la plus ancienne maison de la ville. Les greniers à sel ont été créés en 1342, en même temps que la gabelle. Ils permettaient d'entreposer le sel et servaient également de tribunaux pour les petits litiges liés à cet impôt.

                                           

Notre flânerie le long de ces ruelles nous laisse entrevoir l'approche de Noël avec ces maisons décorées.




Notre balade se termine devant les vestiges du Vieux Château, construit en l'an 1000. Les seigneurs successifs en ont fait une des plus importantes places fortes du Duché de Savoie.


Il est temps de reprendre le car pour rejoindre Vonnas et l'Ancienne Auberge pour le déjeuner.


Au menu, le Quasi de veau en cuisson "douce" au Vin Jaune et mariage d'épices et Polenta forestière.

 
 


L'après-midi est consacrée à la visite du Village Blanc. Georges Blanc a en effet transformé l'auberge familiale en un véritable empire gastronomique et touristique. Sur un parc de 6 hectares se déploient, autour d'une place longée par une rivière, les différents établissements : restaurants, hôtels, spa, terrain de tennis, hélistation, boutiques. 


Mais aussi d’un parc constitué d'une halle, un grand pigeonnier, un étang, un potager, un verger, une vigne, une aire de jeux… 











Malgré une pluie fine qui nous accompagne tout au long de notre visite au cœur du village, le retour sur Lyon est chargé de beaux et bons souvenirs. 

Merci à nos photographes Brigitte, Jeanine, Nicole et Sophie.




vendredi 31 octobre 2025

Crimes et faits divers à Lyon le 15 octobre

 Mercredi  15 octobre, 25 personnes se retrouvent à l'Office de Tourisme place Bellecour pour la visite guidée "Crimes et faits divers à Lyon"Nous partons sur les traces des grandes affaires qui ont marqué l'histoire lyonnaise.

1er arrêt pour évoquer Jean AUGE (1923- 1973)

Activité : gangster, truand

Nous nous arrêtons place de la République à l'angle de la rue Stella où se situe une discothèque, l'Ambassade, toujours en activité et dont Jean AUGE en était le dirigeant et proxénète.

Jean Augé, dit "P'tit Jeannot" du fait de sa taille (1,62m), a régné sur le milieu lyonnais au début des années 60 : rackets, braquages, jeux, proxénétisme, trafics en tous genres, y compris la drogue. D'origine modeste, Jean Augé a côtoyé le haut du panier, un pied dans l'establishment lyonnais, un autre dans la pègre. Barbouze pendant la guerre d'Algérie - on le surnommait "Jeannot La Cuillère", sa spécialité consistant à faire sauter les yeux des algériens du FLN et des pieds-noirs de l'OAS avec une petite cuillère -, membre du SAC (service d'action civique), Jean Augé était aussi influent dans le milieu français, côtoyant la famille Guerini ou le "gang des blouses grises" de Paris. Son ascension a pris fin le 15 juin 1973 : il est abattu de onze balles de 11.43 au Sporting Club de Lyon-Plage, où il a ses habitudes. Ses présumés assassins sont les figures montantes, le fameux "Gang des Lyonnais".

Notre guide évoque également Edmond VIDAL (1945-2024), dit "Momon", gitan à Décines, qui se retrouve en prison 63 jours dès l'âge de 17 ans pour un vol de cageot de cerises. Il grimpe les échelons du banditisme, en faisant de mauvaises rencontres en prison, et sera recruté par le parrain Jean AUGE.


2ème arrêt Géronimo CASERIO (Italien 1873-1894)

Activité : boulanger, milicien, anarchiste et propagandiste par le fait italien. 

Il est surtout connu pour avoir perpétré l'assassinat de Sadi CARNOT, Président de la République française en exercice, le 24 juin 1894.



Notre guide nous arrête devant la plaque située sur le mur de la CCI. A quelques mois de la fin de sa présidence, alors qu'ont été votées des lois contre l'anarchisme et qu'il a refusé la grâce à plusieurs figures de ce mouvement, Sadi CARNOT est mortellement poignardé par l'anarchiste italien Geronimo CASERIO au cours d'un déplacement officiel à Lyon, à l'âge de 56 ans.

L'arrestation de CASERIO et la divulgation de son identité provoquent des émeutes anti-italiennes importantes à Lyon. Condamné à mort par la Cour d'Assises du Rhône le 3 août, il est guillotiné 13 jours plus tard.


3ème arrêt : Eugène François VIDOCQ (1775 - 1857)

Activités : Voleur, bagnard, détective privé, militaire, agent secret, chef de la police tout en étant passé par les lieux de détention de Brest et Toulon. 

Tout jeune à 14 ans bagarreur et voleur, son père l'envoie en maison de correction à Lille. A 20 ans suite à des bagarres il est incarcéré à Lille d'où il s'évade déguisé en contrôleur de prison. Pendant 10 ans il vit dans la clandestinité à Versailles, puis arrêté de nouveau. Plutôt que de retourner au bagne, il propose un marché au commissaire Jean Henry, chef de la division anti banditisme, de devenir indicateur depuis sa cellule : un délinquant rusé et parfaitement infiltré dans les milieux criminels.

C'est l'incroyable parcours d'un criminel qui a révolutionné la police moderne.

     Il meurt du choléra en 1857 à l'âge de 82 ans.


4ème et dernier arrêt : Edmond LOCARD (1877 - 1966)

Activité : Criminologue, scientifique médico-légal, écrivain.
Elève brillant, bachelier en lettres et sciences à 17 ans, il parle déjà 11 langues. 
En 1902 il est docteur en médecine et obtient sa licence de droit en 1905. Il fonde en 1910 le 1er laboratoire de police scientifique au monde et s'installe dans les combles du Palais de justice de Lyon.

Il quitte le laboratoire de police technique de Lyon à l'âge de 73 ans et exerce dans un cabinet privé rue Mercière à Lyon. Décédé en 1966, il est inhumé au cimetière d'Oullins.

 

Après cette visite, certains se regroupent pour prendre une boisson.





Merci à Jeanine, Maryse et Monique pour les photos.